Les jardins

Au-delà du bio

Les jardins

Nous vivons dans la vallée du St-Laurent, où le climat est favorable à une alimentation riche et diversifiée, et nous n’en connaissons pas le potentiel. Qu’est-ce qui nous a amené à croire le contraire? Nous serons toujours enclins à en discuter. Ce qui nous intéresse, c’est de renouer avec notre territoire et de développer une culture alimentaire qui reflète notre climat.

Romanesco

Chou-fleur Romanesco

Comment? En créant et soutenant des écosystèmes agricoles naturels et une souveraineté sur notre environnement. Supportez la ferme pour une vision à long terme. Il ne suffit que trois ou quatre ans à un arbre fruitier pour s’implanter et donner sa première récolte. Des cerises, des poires, des prunes, des kiwis, des raisins, des noisettes… et combien d’autres. Notre alimentation est basée sur une alimentation mondialisée et nous avons perdu contact avec notre pays et la fraîcheur des aliments. La diversité que l’on peut cultiver dans le sud du Québec est impressionnante.

Cerises de terre

Prendre soin de la terre.

Citrouilles

Courges cultivées sur engrais vert

La naissance de notre ferme est une réaction directe au mode de production et de distribution de masse. Nous n’aimons pas y penser, mais les aliments auxquels nous avons généralement accès sont complètement dénaturés. Ils sont considérés comme une marchandise. La preuve est que les agriculteurs conventionnels se soucient peu du fait que ce qu’ils produisent sont des aliments. Ils appellent très ouvertement les produits qu’ils utilisent pour leurs productions des «poisons». L’agriculture qui nous nourrit est tout simplement devenue un secteur économique comme un autre. Cela donne une vision à très court terme.

citrouilles

La différence entre les fruits et les légumes que nous produisons et ceux qu’on retrouve en épicerie réside majoritairement dans tout ce qui ne se voit pas : l’attention particulière qui est mise à utiliser efficacement chaque parcelle de terre pour laisser intacts des endroits sauvages, la protection des terres en vue des générations futures, l’utilisation réduite des plastiques dans les cultures et dans les emballages, etc. Ne pas tenir compte de ces aspects implique des coûts environnementaux qui ne sont pourtant pas calculés dans le prix des aliments issus de l’agriculture conventionnelle.

Carottes

Les études de François D’Aoust en culture des plantes médicinales l’ont amené à considérer les fruits et les légumes autrement. De nombreux légumes étaient auparavant utilisés pour soigner, avant qu’on ne les inclue dans notre alimentation. Par exemple, la carotte était reconnue pour ses propriétés reminéralisante, antidiarrhéique, pour son rôle dans le maintien d’une bonne vision, pour soulager les brûlures (lorsque crue, râpée et appliquée en cataplasme), etc. Le chou était considéré comme une véritable panacée par les Grecs et les Romains : anticancéreux, antiscorbutique, efficace pour le traitement des ulcères d’estomac, etc. C’est pourquoi une grande attention est mise à vous offrir des légumes cultivés naturellement, cueillis à point, livrés le plus tôt possible pour maximiser leur fraîcheur : parce qu’ils sont davantage que des aliments, ils sont de la médecine.